Le partage d'un langage et d'un respect communs pour de l'action concrète

Cet article a été publié pour la première fois au sein du numéro 584 de Juris Associations en septembre 2018, dans le cadre d'un dossier intitulé "Quel est l'état des relations entre collectivités locales et associations ?". Il a été écrit par Alexandre Bailly Responsable du service des relations avec la vie associative à Montreuil.

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exemples pratiques dans les relations entre collectivités et associations




La ville de Montreuil a impulsé en 2012 une démarche pour clarifier et renforcer le partenariat entre les associations et la ville, en ouvrant un dialogue avec les associations montreuilloises. Dans un calendrier resserré et ambitieux, de février à novembre 2012, trois actes fondateurs ont été posés, dont découle encore aujourd’hui la relation entre les associations et la ville : une charte de la vie associative qui définit les valeurs communes dans le partenariat, le règlement intérieur du conseil de la vie associative (CVA) et le projet d’équipement de la maison des associations qui ancre le tout dans le réel. À ce jour, 41 membres constituent le CVA, parmi lesquels 34 associations élues en « AG des assos » par leurs pairs pour trois ans, cinq élus et deux agents municipaux. Il a été constaté progressivement que le rythme antérieur de réunions mensuelles conduisait à un ordre du jour dicté par la municipalité. Nous avons glissé vers un fonctionnement plus souple, incarné par trois ou quatre plénières par an, entrecoupées par des groupes de travail ou commissions thématiques qui rendent compte en plénière. 

Concrètement, nous nous sommes efforcés de mettre au plus vite des éléments concrets sur la table, en commençant par discuter des demandes de domiciliation à la maison des associations. On a également procédé au partage des programmes de formation et des évaluations de la période achevée avec le CVA, ce qui a par exemple abouti à la création de « petits déj’asso », dont la ville s’est progressivement retirée, laissant les associations les animer elles-mêmes. Les deux grands temps de la vie associative montreuilloise que sont l’AG des assos et le forum de rentrée sont aussi coconstruits avec les associations, aboutissant à des événements à l’image du secteur associatif. 
Nous pourrions à ce jour nous améliorer sur certains points. Par exemple, la charte est l’expression du dialogue et du langage commun entre la ville et les associations. Une fois rédigée, il faudrait sans doute l’animer davantage que nous ne le faisons afin de faire évoluer notre langage commun. On se heurte aussi à la question de la représentativité dans les instances : comment y parvenir sans sombrer dans des quotas et en gardant en tête que cela fonctionne avant tout sur la motivation des personnes ? 

Au-delà de ces améliorations possibles, nous pouvons partager quelques leviers pour la mise en place d’un dialogue entre la ville et les associations : une impulsion politique claire, une méthodologie partagée avec les acteurs et des rôles connus de tous, quelques individualités motrices pour impulser l’énergie, des temps conviviaux et informels pour créer la cohésion de groupe ainsi qu’une bienveillance mutuelle.

Catégories
Co-construction et développement local

Typologies
Cas pratiques & témoignages

Maisons
Maison des Associations et des Initiatives Citoyennes (MAIC) de Montreuil


Date de publication
15/09/2018

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