Le besoin de trouver de nouveaux repères, de nouvelles façon d'agir entre acteurs publics et associatifs

Cet article a été publié pour la première fois au sein du numéro 584 de Juris Associations en septembre 2018, dans le cadre d'un dossier intitulé "Quel est l'état des relations entre collectivités locales et associations ?". Il a été écrit par Cécile Sornin Adjointe au maire, « Démocratie participative, vie associative, ESS » de Mulhouse.

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exemples de pratiques dans les relations entre collectivités et associations




Le monde associatif est en pleine mutation, bousculé, malmené par les contraintes budgétaires qui pèsent sur ses financeurs traditionnels, par les nouvelles formes d’engagement, souvent plus ponctuelles et davantage axées sur la concrétisation d’un projet que sur l’appartenance à une structure pérenne. Dans le même temps, sur le plan législatif, on ne peut nier des avancées et une prise de conscience réelle de l’importance de soutenir le mouvement associatif, mais il faudrait dépasser les mots et agir plus fort. Dans ce contexte, chacun se cherche de nouveaux repères. 

Ma conviction d’élue locale est que cette période d’incertitude doit surtout être une période de redéfinition du rôle de chacun, une période pour repenser nos modes de faire et, bien sûr, la période d’une véritable coconstruction de nos politiques locales de soutien aux associations. C’est un moment qu’il faut saisir pour pousser l’innovation et agir aux côtés des associations. Concrètement, sur Mulhouse depuis quelques années, cela se traduit par différentes actions. Tout d’abord, une offre de services large, au-delà des subventions, avec mise à disposition de salles, de matériels, d’outils d’information et de formation, ainsi que différentes formes d’écoute et d’accompagnement, de la plus collective à la plus personnalisée, avec la conviction que les projets d’innovation sociale, peut-être les plus porteurs pour le territoire, doivent faire l’objet d’un accompagnement particulier. Actuellement, un travail spécifique est mené sur une « carte avantage » pour les bénévoles, évoluant vers la coconstruction d’un livret de compétences pour le bénévole et un livret d’accueil pour les structures car la première demande des bénévoles est d’être reconnus en tant que personnes compétentes. 

Enfin, car seuls nous ne sommes rien, nous travaillons à l’animation d’un réseau de partenaires nous permettant de démultiplier notre action et nous aidant tout au long de l’année à remonter les informations, concrétiser les projets, mobiliser les citoyens. La municipalité est là, pleinement à sa place, dans son rôle de facilitateur, au bénéfice de tous. Et cette confiance partagée, cette intelligence collective sont d’une importance primordiale pour adapter nos orientations politiques, soutenir efficacement les associations, ces acteurs majeurs de solidarité et d’innovation, et faire de notre territoire un lieu où il fait bon vivre.

Catégories
Co-construction et développement local

Typologies
Cas pratiques & témoignages

Maisons
Le Carré des Associations de Mulhouse


Date de publication
15/09/2018

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