Regard sur la dynamique territoriale de la Coopérative Jeunesse de Service co-portée par l'AGLCA

Cet article a été publié pour la première fois au sein du Juris Association n°628 le 15 novembre 2020 par Marie Fouillet et Cédric Laporte, chargés de mission à l'AGLCA.

Suite au succès de la première coopérative jeunesse de services (CJS) en 2019,  l’Agence pour la gestion, la liaison et le conseil aux associations -AGLCA- et ses partenaires ont réitéré le projet au cours de l’été 2020. Concept venu du Québec, ce projet éducatif permet à des jeunes de 16 à 18 ans de créer leur propre entreprise coopérative et de la faire vivre le temps d’un été.  Cette année 2020, le projet a permis à 15 jeunes coopérants de créer « Coût d’pouce » et de proposer différents services aux habitants et entreprises environnantes. En étant leur propre patron, les coopérants ont pu appréhender le fonctionnement d’une entreprise de l’intérieur : de la prospection commerciale à la création de flyers et de devis, ils ont réalisé des prestations de services pour le compte d’entreprises, collectivités, associations et particuliers. Ils ont ainsi travaillé sur des chantiers de nettoyage, d’archivage, de déménagement ou d’aménagement extérieur.

Mêlant le monde de l’entrepreneuriat et celui de la jeunesse, la CJS nécessite de s’entourer d’acteurs ancrés dans le paysage local. En organisant des comités de pilotage mensuels, l’AGLCA, coordinateur du projet, a articulé les différents acteurs du projet entre eux dans une logique de gouvernance partagée. En se basant sur le principe de l’intelligence collective, ces temps de travail permettent aux acteurs d’apporter toute leur richesse et toutes leurs compétences pour travailler sur l’organisation du projet. Deux parrains sont la clé de voûte du succès de la CJS : le parrain économique – la coopérative d’activité et d’emploi Ess’Ain – permet de donner un cadre légal à la CJS via l’hébergement juridique de l’entité ; le parrain jeunesse – Familles rurales 01 – soutient les jeunes dans leur réflexion sur la vie du groupe. Soulignons également le rôle essentiel des partenaires jeunesse, qui accueillent les jeunes au sein de leur structure : lycées, bureaux d’information jeunesse (BIJ), missions locales ou encore maisons d’enfants. Ainsi, si les attentes du jeune correspondent à celles de la CJS, la structure jeunesse redirige le jeune. Enfin, les entreprises et habitants du territoire jouent un rôle majeur dans le sens où ils interpellent la CJS sur des besoins de prestations précis ; c’est grâce à eux que les jeunes touchent une rémunération.

Un constat en est tiré : si la CJS est un projet valorisant pour les jeunes, il l’est tout autant pour les acteurs du territoire. Un tissu partenarial fort et hétéroclite s’est constitué. La CJS représente ainsi une bonne illustration de la manière dont l’AGLCA s’investit dans les différents réseaux associatifs et institutionnels à divers échelons territoriaux depuis sa création en 1966. Aujourd’hui, ces mêmes acteurs l’identifient comme un tiers de confiance et n’hésitent pas à l’associer à des réflexions et à des projets d’intérêt collectif. En ce sens, chacun contribue au développement d’une culture de la coopération sur le territoire.

Catégories
Co-construction et développement local

Typologies
Cas pratiques & témoignages

Maisons
AGLCA - Maison de la Culture et de la Citoyenneté de Bourg-en-Bresse

Date de publication
15/11/2020

Tags

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